Chère Annie,

« Il a neigé sur Yesterday cette année-là, même en été »

Cette petite bafouille, par une petite chanson, j’avais envie de l’entamer.

Car elle et tout à fait appropriée.

Vous avez certainement reconnu cet air, interprété par Marie Laforêt

Mais quel est donc le lien qui unit Marie et Annie ?

Le flonflon, la chanson ? Que nenni !

C’est la forêt pardi, avec une petite pointe de nostalgie.

En effet, Le Hohwald, traduit en français, signifie « la forêt haute »

Voilà la boucle est bouclée ; et qui dit boucle, dit ceinture, ça vous parle, vous autres ?

Eh bien, la vie d’Annie est similaire à cette ceinture.

Car tout au long de sa vie, elle a fait preuve, de beaucoup de « crans »

Tous ses proches et amis vous le confirmerons, son parcours, n’est pas une sinécure.

Faut dire qu’Annie et son frère André, sont nés à l’orée de la forêt, il y a bien longtemps

A la Rothlach, plus précisément, une des raisons pour laquelle, elle connait la région comme sa poche.

Et tout naturellement, sa langue non plus, elle ne l’a pas dans sa poche, mais c’est un moindre reproche.

J’ai fait la rencontre d’Annie, il y a un plus de quatre ans, lors d’une balade avec mon chien Berny, avec son « femme club », un mardi

D’emblée, elle est venue vers moi, m’a tendu sa carte, m’a glissé dans l’oreille, nous avons des points communs.

C’est ainsi, que j’ai été introduit, chez les Martini

Elle est comme cela Annie, directe, spontanée, pas de chichis, « komsch hein »

Lorsqu’elle m’a tendu sa carte, elle m’a confié également, qu’elle avait découvert

La mienne, lors de mon inscription au Club Vosgien du Hohwald, chez Robert

C’est ainsi, qu’elle a su que j’aimais travailler le bois

Car tous les deux nous possédons une scie à chantourner

Et tous deux, nous « faisons feux de tous bois »

A propos de chantourner voire tourner …

Ceux qui connaissent Annie, savent qu’elle ne tourne pas autour du pot.

Comme la scie, elle peut aussi « donner de la voie oups de la voix »

Faut pas pousser mémé oups mamy dans les orties, ho ho

Elle ne s’en laisse pas compter, non mais des fois !

Elle a tant de casquettes, tant de facettes.

Tantôt : organisatrice, guide accompagnatrice, cuisinière, factrice, « encaisseuse », et j’en passe, sacrée palette.

Avec son mari Raymond, ils sont les piliers, les stammes de la vie associative, ils œuvrent sans relâches.

Pour faire briller au firmament, révéler et faire découvrir le Hohwald, cet atypique et joli village.

Chère Annie, tous les membres du comité du Club Vosgien du Hohwald, se joignent à moi

Pour te remercier, pour ton engagement, que dis-je ton sacerdoce, sans faille durant toutes ces années

Sache qu’une personne disposant de tant de ressources, on pourra difficilement sans passer

A présent, je te fais des gros schmutz, vite un mouchoir, j’ai le cœur en émoi.

                                                                                                                              Texte Guy Rieffel